Vivre avec Marie au quotidien



Comme promis dans l'article présentant le livre du Secret de Marie, voici aujourd'hui des témoignages divers et variés de personnes qui ont choisi un jour de se lancer dans l'aventure de la vie avec Marie. Dans son livre, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort propose de "faire toutes choses avec Marie, en Marie, par Marie et pour Marie". Mais, comment concrétiser tout cela ? Je suis très touchée de vous proposer aujourd'hui quelques lignes de personnes qui ont accepté d'offrir à la lecture quelques détails de leur cheminement personnel, ainsi que de petits moyens concrets qu'ils ont choisis. Merci infiniment à chacun d'entre eux !


Du père Gabriel, prêtre et religieux :

Vie mariale ? Consécration mariale ? C'était plutôt mal parti pour moi... car l'étalage, l'encombrement chez ma grand-mère de livres sur Marie et ses apparitions m'avaient dégoûté de Marie.

Et pourtant, prenant la mer pour mon service militaire, j'y ai ressenti comme tant de marins l'appel de Marie. C'est une expérience intime, forte et douce, certaine et durable, mais encore surtout affective.

La lecture du "Traité de la vraie dévotion à Marie" de saint Louis-Marie Grignion de Montfort a permis au jeune ingénieur rationnel que j'étais de mettre des mots sur cette expérience, de lui donner un fondement théologique solide.

Mon Père spirituel m'a alors recommandé de me préparer pendant quelques mois, par des lectures, en amorçant des habitudes de vie mariale, enfin et surtout en laissant Marie elle-même préparer mon âme.

Une petite cérémonie couronna le tout dans un monastère marial, durant laquelle le consacré accueille la grâce qui lui est faite d'entendre et recevoir pour lui la Parole de Jésus à saint Jean : "voici ta mère". En quoi consiste ensuite la vie mariale ? Pas d'abord dans le faire, aucune prière ou œuvre n'étant spécialement requise. Mais d'abord dans la prise de conscience toujours plus profonde d’ÊTRE fils de Marie.

Après seulement, quoique infailliblement, de cette union, de cette tranquille certitude, de cet amour débordent tôt ou tard des prières et des œuvres selon ce qu'inspirera Marie à son fils ou à sa fille. Devenu prêtre, j'avoue ne faire à peu près rien sans Marie : elle est là à côté de moi quand je célèbre la messe, comme jadis au Calvaire ; c'est son Cœur, qui gardait, méditait les faits et les paroles de Jésus, qui alimente ma contemplation et inspire mes prédications, quoique par pudeur, je parle rarement d'Elle.

Je souhaite à tous cette grâce, compatible avec tous les états de vie.

Père Gabriel


De Pierrick, jeune pro :

En tant que converti, c’est Marie qui m’a appris à prier et qui accompagne ma vie de prière au quotidien. C’est la découverte de la dévotion mariale, en particulier de l’Angélus et du chapelet, qui m’a introduit au bonheur de l’intériorité et du recueillement, sur le modèle de celle qui médite tout en son cœur. Cette dévotion me permet de sentir facilement la communion avec tous les enfants de Marie : quel que soit le nom que je lui donne, quel que soit le motif de ma prière, je sais qu’à chaque fois que je prie Marie, ma voix se joint à des milliers d’autres voix et qu’elle nous écoute et nous regarde avec la douceur et la considération d’une Mère.

Pierrick


De Cécile, jeune pro :

Chaque matin au réveil, je me tourne vers Marie pour lui confier, en les nommant une par une, chacune des personnes que je rencontrerai : Pourquoi ? Pour qu'elle m'obtienne de son Fils toute la délicatesse et la douceur qu'elle-même a reçues du Père. Je dis alors la prière de consécration à Marie de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Elle m'accompagne ensuite avec le chapelet, que j'essaie de réciter quotidiennement depuis que j'ai reçu le Scapulaire du Mont Carmel il y a 10 ans. Elle me "tient la main" quand je pédale, quand je conduis, quand je me couche, quand je me réveille la nuit, quand je cuisine… Depuis quelques temps, la prière du Magnificat me vient souvent à la bouche : je ne la comprends que très imparfaitement, mais elle me permet de "faire mémoire" des merveilles que le Seigneur fait pour moi chaque jour, et m'aide ainsi à demeurer dans l'action de grâce.

Cécile


De Marie D. et son mari :

J’ai été consacrée à Marie par mes parents le jour de mon baptême. J’ai grandi dans un grand amour de la Sainte Vierge sans vivre consciemment cette consécration. Quand un prêtre m’a proposé de préparer un renouvellement de cette consécration, j’ai approfondi mon lien avec Marie. Chaque jour, je récite la consécration à Marie et je sais que je peux me jeter dans ses bras à tout moment. Je suis sa fille. Vraiment, quand je sens l’inquiétude grandir en moi - ce qui arrive souvent -, je sais que je peux remettre mes soucis dans les mains de Marie. Elle s’occupe de tout et mon cœur est plus léger. Avec elle, je rends grâce pour les merveilles de la journée.

Marie

La liturgie du mariage propose une consécration à Marie à l’issue de la célébration du sacrement. Nous avons choisi de suivre une préparation à cette consécration de notre foyer pendant un peu plus d’un mois. Cette préparation nous a permis de vivre une sorte de retraite, chaque jour, pendant cette période largement occupée par les soucis matériels. Ce fut un moment fort où nous avons appris à prier en couple, tous les deux. Depuis le jour de notre mariage, nous récitons en couple la prière de consécration avant de nous lever, confiant notre journée et nos soucis à la Sainte Vierge. Le soir, nous récitons un "Je vous salue Marie", pour remettre tous les actes de la journée dans ses mains, en action de grâce et d'offrande.

Chaque matin, nous piochons une qualité de la Vierge Marie, qualité que nous essayons de vivre dans la journée, espérant ressembler de plus en plus à Marie, comme un enfant s’imprègne des traits de ses parents. En couple, il nous arrive de nous rappeler l’un à l’autre cette qualité au cours de la journée, et cela nous aide à ajuster nos actes.

Le jour du Baptême de notre enfant, nous l’avons consacré à Marie, le confiant ainsi à notre Maman du ciel.

Marie et son mari




D’Anne-Laure, jeune pro :

Vivre avec Marie au quotidien, c'est pour moi tout simple et sans prise de tête.

Ayant choisi et reçu pour ma confirmation une petite statue représentant Marie tenant l’Enfant-Jésus, je l’avais placée par hasard à un endroit où je peux la voir souvent chez moi. Des années après, lorsque j’ai commencé hésitante à prier Marie, j’ai compris que l’importance qu’Elle avait pris dans mon cœur existait déjà depuis longtemps, car Elle avait pris place physiquement chez moi. Je L’avais déjà accueillie sans pleinement le réaliser jusqu’alors ; Elle s’est révélée discrètement en prenant son temps.

En cette saison printanière, j'aime mettre de belles fleurs à ses pieds car on est porteur de la beauté du ciel sur terre en ayant Marie pour mère. Lui offrir des fleurs avec ou sans épines (comme le faisait Sainte Thérèse de Lisieux), c'est une attention d'amour qui éveille pleinement le cœur et qui réjouit Marie, Elle, qui est l’humble servante de son Fils.

J'ai reçu le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel à Pontmain lors d'un pèlerinage pour la France où j'ai eu la grâce de dépoussiérer l'image que j'avais du chapelet et de le recevoir comme un moyen bien concret de toucher le cœur de Jésus en le priant sans relâche par Marie. En disant pendant un mois avec des amis, chaque jour, cette discrète et humble prière du chapelet, j’ai vu combien c’est une puissante et efficace prière d'intercession qui ouvre le cœur à l’invisible au fil des jours.

A Medjugorje dans ses messages, Marie nous invite à prier sans cesse mais surtout avec le cœur. Penser à dire, ou dire spontanément un « Je vous salue Marie » quand on a de la peine ou des joies dans sa journée au quotidien, permet de parler à notre mère du ciel et de tout lui abandonner pour qu’Elle confie nos intentions à son divin Fils, qui l’écoute tout particulièrement.

Une dernière chose qui me touche beaucoup est qu’elle intercédera pour nous le jour de notre mort dans sa maternelle bonté. Quelle meilleure médiatrice pourrions-nous avoir ?

Et enfin, la consécration quotidienne à Marie de Saint-Louis Marie Grignion de Montfort permet de faire un pas devant l’autre sans se soucier du lendemain : « Je vous choisis aujourd’hui, ô Marie… »

Anne-Laure


D'Anne, grand-mère, veuve :

Comment je vis au quotidien avec Marie ?

Dès le réveil, depuis près de 40 ans, je prie Marie avec la prière de saint Louis-Marie Grignon de Montfort : « Je vous choisis aujourd’hui, ô Marie… ». Je ne peux pas me lever sans avoir tout confié à Marie. J’en ai besoin et je sais qu’Elle m’attend. Je dis cette prière en regardant la statue de Marie qui est au bout de mon lit sur un meuble. Je sais que Marie est ma maman du Ciel depuis que je suis toute petite. Ce sont mes parents qui m’ont transmis cet amour pour la sainte Vierge.

La nuit durant mes insomnies je prie Marie avec le chapelet qui est toujours sous mon oreiller (j’en ai un deuxième dans mon sac à main). Je n’ai pas peur de mourir car je sais que Marie sera près de moi à ce moment-là, puisque je le lui demande depuis plus de 60 ans, plusieurs fois par jour dans le « Je vous salue Marie… ». Dans mes épreuves, j’ai trouvé près d’elle la force de continuer mon devoir d’état. Elle était pour moi un refuge. Il m’est arrivé de la prier en pleurant. Elle m’a toujours consolée.

Dans la journée, même si je n'entends pas les cloches de l’église qui sonnent, l’Angélus me rappelle à la prière à midi et 19 heures. Je sais que le pape prie à ce moment-là, comme beaucoup de chrétiens, et je me sens vraiment en communion de prière.

Depuis la naissance de mon premier enfant (1982) et des suivants, je n’ai jamais oublié de prier un « Je vous salue Marie » par jour, pour chacun d'eux. Je demandais à la sainte Vierge de les garder fidèles à l’Esprit-Saint et de les protéger. J’étais en Paix. Aujourd’hui, je rends grâce.

Anne




D'Arnaud et son épouse :

La présence de Marie à mes côtés me paraît tellement naturelle que j’ai peine à dater à quand remonte ma dévotion pour Elle. Mon retour à la foi est sans aucun doute son œuvre. Je me revois adolescent apprendre les différents airs de l’Ave Maria pour mieux la prier à la chapelle. Je ne m’explique pas l’attirance que j’ai pour la Sainte Vierge ; c’est celle, naturelle, d’un petit enfant pour sa Maman du Ciel. La simplicité de prier Marie et mon besoin de me remettre à Elle se sont concrétisés il y a quelques années par mon engagement au Rosaire vivant de Notre-Dame de Bonheur. C’est quotidiennement une dizaine de fleurs spirituelles que j’offre à Marie, à genou, à pied, en voiture, en vélo…

Cette dévotion s’est par la suite renforcée avec la rencontre de celle qui deviendra mon épouse. Dès le début de notre histoire commune, c’est naturellement vers Elle que nous avons confié notre couple et toutes nos prières. Avant même notre mariage, nous avions composé notre propre prière de couple à l’intention de Marie. Sa récitation nous soutient en particulier pour tous les moments où nous sommes séparés. En 2017, pour le centenaire des apparitions de Fatima, nous nous sommes consacrés au Cœur Immaculé de Marie et avons revêtu le Scapulaire du Mont Carmel. Dès lors nous prions quotidiennement Marie l’un pour l’autre et pour chacun de nos enfants et filleuls.

Chacun de nos enfants a été consacré à la Sainte Vierge lors de leur baptême. La récitation quotidienne d’un Ave avec eux font que c’est la première prière qu’ils ont apprise. Nous tâchons de leur instiller notre confiance et notre dévotion envers notre Mère du Ciel.

Arnaud et son épouse


De Sœur Miriam, religieuse :

Marie est pour moi aussi essentielle que discrète. Elle est là, toujours présente, d’une façon telle que je n’imagine pas ma vie quotidienne sans Elle. Et pourtant, notre relation est empreinte de discrétion.

En y réfléchissant, je crois pouvoir dire que Marie a répondu à la prière de mes parents qui, lors de mon baptême, m’ont consacrée avec grande ferveur à Elle. Puis, grandissant, j’ai moi-même choisi, par des actes de consécration répétés lors d’étapes importantes de ma vie, à « ne rien faire ni vivre sinon par Elle, avec Elle et en Elle ». Chaque jour, je répète cette consécration, toujours avec la certitude que Marie m’est la clé pour vivre de Jésus, pour laisser vivre Jésus en moi.

De précieux conseils m’ont profondément marquée, celui d’un prêtre notamment qui souvent répondait à mes interrogations : « Demandez à Marie, Elle vous montrera. » Réponse qui plus d’une fois m’a laissée dubitative, et qui pourtant a creusé en moi comme un sillon d’ouverture et de disponibilité. Oui, Elle me répond et me montre comment avancer, dans le secret de ma conscience, avec une fidélité bouleversante.

Cette retraite, aussi, où le prédicateur nous invitait : « Prends Marie ; Elle te prendra. » Marie m’a prise parce que, si pauvrement, j’ai choisi de la prendre pour la laisser m’enfanter à Jésus. C’est Elle qui me tient, et je lui demande de ne pas me lâcher ! Je vous assure qu’Elle et moi, malgré ma pauvreté, savons faire alliance pour casser plus d’une fois les oreilles de Jésus ! Combien de fois alors je danse dans mon cœur le Magnificat avec Elle, témoin que « sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui Le craignent ! » Marie est le Sein de Dieu et veut être le nôtre pour nous enfanter à la Vie de Jésus ressuscité. Prenons Marie, Elle nous prendra pour nous offrir à la Joie de Dieu.

Sœur Miriam



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