Esprit-Saint, es-Tu là?


Les raisons de broyer du noir ou de désespérer peuvent nous paraître bien nombreuses. Dieu serait-Il absent de cette terre qu’Il a créée ?


Comment vivre en chrétien dans ce monde marqué par une pandémie mondiale, des informations pas toujours réjouissantes, des dossiers lourds qui font scandale… ?


Nous l’avions vu dans cet article : « le chrétien est dans le monde, mais pas du monde. Il est sensible aux mêmes soucis que tout le monde, mais d’une manière différente. Il y a une manière chrétienne de vivre dans le monde. » Et l'auteur y développe cette idée que, si « le chrétien ne garde pas des lunettes noires sur son nez », il « ne porte pas pour autant des lunettes roses ».

Le chrétien est réaliste, et surtout, invité à nourrir une espérance forte en Dieu présent parmi nous, "l'Emmanuel".


C’est dans cette perspective de nourrir nos âmes de cette espérance que le blog du Secret de Marie propose régulièrement des articles qui se veulent de petites pages qui creusent le mystère de la vie reçue de Dieu. Mystère de la femme, mystère de l’homme, mystère du couple, de la famille, mystère de l’Église aussi, et de notre union personnelle à ce Dieu Trinité en qui nous croyons.


Dieu est, pour nous catholiques, personne du Père de qui nous recevons la vie, personne du Fils qui nous sauve, personne de l’Esprit qui nous renouvelle, qui nous vivifie, qui nous fortifie.


Pour connaître davantage ce Dieu qui nous crée, nous proposons ici plusieurs articles qui font écho d’une manière ou d’une autre à ce fruit de l’Esprit qui grandit en nous, pour nous conformer toujours davantage à l’image de Dieu et nous donner d'être à notre tour féconds.


Qu’est-ce que le fruit de l’Esprit ?


Saint Paul nous en parle dans sa lettre aux Galates :

« Mais voici le fruit de l’Esprit : charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22)


Si les dons de l’Esprit-Saint – sagesse, science, intelligence, conseil, force, piété, crainte de Dieu – sont comme des cadeaux que Dieu nous fait, d’un coup, le fruit évoque davantage une action progressive de Dieu en nous.


De même que le jardinier ne récolte pas tout de suite le fruit du pommier qu’il vient de planter, de même nous ne recevons pas tout d’un coup un fruit de l’Esprit comme s’il était un don achevé.


Le fruit de l’Esprit est le développement, en nous, de la grâce de Dieu. Il faut du temps pour qu’un chrétien grandisse dans son union à Dieu.
Et c’est peut-être le défi de ce temps qui nous est donné en ce monde : grandir dans l'union à Dieu, au cœur-même des vicissitudes de ce monde !

Souvenons-nous toujours, quels que soient les tourbillons du monde, les vents contraires et les douches froides, que le fruit ne grandit que s’il reste attaché à l’arbre !

Restons attachés à notre Dieu !

« Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour »

Jour après jour, nous recevons la grâce de ce jour, pour nous conformer toujours davantage à l’image de Dieu.

Si le Saint-Esprit est responsable de la croissance du fruit, il nous revient, à nous, de mettre de la bonne terre, de l’engrais, d’arroser et d’exposer au soleil ! Nous ne pouvons peut-être pas influer sur le malaise ambiant de notre société, mais nous sommes responsables de notre manière de vivre dans ce monde. Il nous revient, à nous, de poser quotidiennement les petits actes d'abandon à Notre Seigneur.


Et Marie nous montre un chemin, elle qui n'était pas exempte de tout souci du monde, mais qui n'en était pas esclave.


Alors jailliront ces fruits de l'Esprit que le Seigneur désire tant nous faire porter !

« C'est par cette puissance de l'Esprit que les enfants de Dieu peuvent porter du fruit. Celui qui nous a greffés sur la vraie Vigne nous fera porter le fruit de l'Esprit » (CEC §736)



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Aujourd’hui, le père Jean-Brice Callery nous propose une courte méditation :



Le ou les fruits de l’Esprit-Saint ?


« Mais voici LE fruit de l’Esprit », nous dit saint Paul dans sa lettre aux Galates (Ga 5,22).


Un vieux père jésuite nous prêchant une retraite de discernement insistait beaucoup sur cet article singulier, à la différence des « tendances de la chair », dont le pluriel pouvait à ses yeux évoquer une dispersion, une division.

Ainsi « on sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre » (Ga 5, 19-20).

Ces tendances de la chair, rappelons-le au passage, impliquent d’ailleurs autant nos esprits que nos corps.


A l’inverse, le Saint-Esprit va pouvoir conduire nos vies tout entières également, nos esprits et nos corps inséparablement.


Pourquoi donc insister sur LE fruit de l’Esprit-Saint, au singulier?


Certainement pour souligner que l’Esprit-Saint est avant tout une Personne divine, singulière. Il est Quelqu’un, et à ce titre on parle de lui au singulier.


Et s’il a plusieurs caractéristiques, j’allais dire comme tout un chacun, elles se rapportent toutes à son Unique personne. Saint Paul le précise alors ainsi : « voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi ».

Il est donc un Esprit d’unité, qui conduit nos vies à s’unifier peu à peu.


Puissions-nous l’accueillir pas à pas, don après don, fruit après fruit, comme on découvre peu à peu une personne à travers ses diverses facettes et qualités.

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Pour aller plus loin :


Sur le blog, vous trouverez :

- des articles développant la petite voie de la confiance ici,

- des articles proposant des moyens pour prier ici,

- des articles donnant Marie pour aller à Jésus ici.



Soyons des jardiniers de l'Esprit !


« Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier ! »

(Sainte Catherine de Sienne)


"Car c’est cela l’enjeu : mettre le feu au monde !

Être témoins de l’espérance qui nous habite ! Nous savons que Dieu est là, nous savons qu’Il s’occupe de tout, même si nous ne comprenons pas tout, et que tout ne tourne pas comme nous aimerions que cela tourne... Être engagés comme serviteurs de notre Dieu, et se laisser faire par Dieu, pour se laisser rem

plir de sa lumière et rayonner à notre tour de la joie d’être enfants de Dieu, de la joie d’être aimés, de la joie d’être sauvés !" (extrait lu ici)