Mon cycle, ce langage.


Dans la société, le cycle est vu comme quelque chose d’aliénant, qui nous empêche de jouir comme on veut et quand on veut. Méconnu, on cherche à l’occulter et à le faire taire. Pourquoi ? Parce que le connaître reviendrait à se soumettre à lui. On préfère donc l’ignorer, le gommer en le calfeutrant par la pilule. Ironie du sort : ce ne sont plus les étapes du cycle qui nous donnent le ton quotidiennement, mais c’est la prise d’un médicalement à heures fixes qui régente nos journées.

Ce ne sont pas les femmes qu’il faut blâmer : à la puberté, ces dernières entendent tout d’abord les mots « pilule, frottis, MST, papillomavirus… » bien avant le mot « cycle ». Beaucoup ignorent ce qui advient dans leur corps chaque mois.


Le cycle, pour une femme mariée ou fiancée, peut être vu comme un outil. Il sert de repère pour une sexualité ouverte à la procréation, dans la responsabilité et la générosité. On le découvre à deux, et on s’émerveille de ses multiples facettes. On s’émerveille lorsqu’il nous permet de concevoir la vie.


Mais le cycle n’est pas réductible à un simple outil ou donné biologique.

Il est avant tout un langage. A chaque étape (pré-ovulatoire, ovulatoire, post-ovulatoire), il nous dit quelque chose de nous-même, corporellement mais aussi dans les profondeurs de notre être. Le cycle est une parole, non pas à interpréter, mais à recevoir et à contempler. Certes, il restera un mystère. Mais un mystère, on peut s’émerveiller devant.


Voici ce qu’écrit Gabrielle Vialla dans son livre, Recevoir le féminin, à la page 101 :


« Ainsi, de même que les langues ont toujours existé, le cycle a toujours existé, mais il peut être nécessaire aujourd’hui de l’étudier, non pour définir une norme, ni pour le rectifier, ni même pour exercer une paternité et une maternité responsables, mais tout simplement pour ce qu’il révèle de la féminité, et donc de notre humanité. »


Il est donc important de transmettre aux femmes, dès l’adolescence, cette nécéssité de recevoir, connaître et aimer son cycle. Il faut les former, il faut nous former (il n’est jamais trop tard), en apprenant à nous connaître et à nous observer. La fécondité n’est pas propre au couple ; toute femme, célibataire, consacrée, mariée (même stérile) est féconde.


Teen Star propose des parcours adaptés à chaque âge (début de l’adolescence, lycée, vie étudiante), beaucoup d’organismes privés offrent des formations parfois sur mesure (Trésors de femme), et pour les couples, différentes méthodes existent pour appréhender le cycle en intégrant la sexualité.


Comme Moïse a retiré ses sandales pour s’approcher du buisson ardent, n’attendons pas que ce dernier s’éteigne pour y faire un détour. Notre cycle est la porte de notre féminité. Nous sommes appelées à le connaître.





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