Le cycle au naturel 2/4


On continue cette plongée au cœur de la femme avec la période féconde, période centrale du cycle et qui est la clé de la fécondité du couple mais aussi la sève de vie de chaque femme. Tout se joue aussi dans les ovaires puisque ça y est le follicule dominant est validé, l’ovule va pouvoir être éjecté. Le corps, dans une course à la vie, met tout en œuvre pour que cet ovule patiemment mûri puisse devenir un embryon en rencontrant le plus valeureux des spermato. Un brin rocambolesque me direz-vous …et pourtant.


Les œstrogènes sont à leur max, le pic de LH s’annonce. La glaire se modifie et change complètement de propriétés. De toute compacte avec un maillage serrée, elle se gonfle d’eau pour devenir filante, aqueuse. Ses qualités de bouchon étanche et de protection de l’utérus font place à une capacité d’accueil des spermatozoïdes. Son maillage serré devient plus large pour leur permettre une meilleure progression (ils vont 10 fois plus vite ainsi), mais elle devient aussi nourricière, opère un tri et va même capaciter ces petits missiles à tête chercheuse.


On peine à imaginer tout le travail que fournit la glaire au service de la conception.

Pour reprendre point par point :

- la glaire nourricière. Les spermatozoïdes peuvent vivre au moins 7 jours dans de la bonne glaire. Elle est riche en protéines et sels minéraux. Ils sont stockés dans les cryptes du col en attendant l’arrivée de l’ovule.

- la glaire gare de triage: Dans les cryptes s’opère le tri de ces spermatozoïdes, les mal-fichus : c'est-à-dire jusqu’à 96% de la production (eh oui..) sont mis de côté et bloqués pour éviter qu’ils ne fécondent l’ovule. Car qui dit mal-fichu dit patrimoine génétique moins bon. Tout est mis en œuvre pour que le spermatozoïde vainqueur soit vraiment optimal.

- la glaire capacitatrice: Pour pouvoir féconder l’ovule, le spermato doit connaitre quelle est cette cellule qu’il doit aller percer. Tel un missile à tête chercheuse, il sort de l’homme inactivé et c’est en passant dans la glaire que va être déposé sur sa tête la signature de l’ovule à aller féconder. Dingue…. Encore plus dingue quand on sait que la majorité des spermatozoïdes (spzd) iront dans la bonne trompe pour aller à la rencontre de l’ovule. (Ovulation à droite …. Spzd à droite). La nature aime donc les choses bien faites et les fait avec économie !!


Ca y est tout est prêt… ne manque plus que l’ovule. Le taux des œstrogènes est au plus haut, et cela permet de déclencher le pic de LH, qui lance l’ovulation dans les 16 à 48h. L’ovule est expulsé, récupéré par la trompe qui est comme une belle fleur mouvante autour de l’ovaire. Tout cela est très mobile et se coordonne à la perfection. La fécondation ,si elle a lieu, se fait très haut dans les trompes, et il faudra une grosse semaine à l’embryon pour descendre s’implanter dans l’utérus. C’est le début d’une belle histoire… l’endomètre sera prêt à l’accueil de cette nouvelle vie grâce à l’action combinée des œstrogènes en première partie de cycle puis de la progestérone en deuxième partie.

Et s’il n’y a pas de fécondation ? L’ovule va vivre 24h, la cicatrice qu’il laisse dans l’ovaire devient le corps jaune et commence à sécréter la progestérone pour le soutien de la deuxième partie du cycle. Puis il sera évacué avec les prochains saignements. Mais il n’aura pas servi à rien car il est l’apogée du cycle, le basculement d’une imprégnation hormonale à une autre.


En effet on passe d’une imprégnation majoritairement oestrogénique jusqu’à l’ovulation à une prédominance de la progestérone en deuxième partie de cycle. Cela à des répercussions aussi bien physiques que psychologiques.

Physiquement la femme a une sensation très différente du pré-ovulatoire au niveau de la vulve. Elle passe en effet d’une sensation sèche (pour la plupart des femmes) et stable, à une sensation humide qui évolue. Chaque femme aura son propre vocabulaire pour décrire ses sensations mais les termes qui reviennent souvent sont : humide, mouillée, lubrifiée.

Et à l’observation on pourra voir une glaire qui passe d’assez compacte à plutôt filante, voire même invisible tellement elle est liquide.

Le col est haut et mou comme la joue, il est bien sûr ouvert.

Certaines femmes peuvent saignoter à ce moment là, cela est souvent dû au changement d’imprégnation hormonale œstrogènes/progestérone. L’endomètre peut se décoller un peu si le relais met du temps à se mettre en place.


Au niveau des émotions et du caractère, la femme est dans une période enthousiasmante, tout est plus facile, tout coule de source. Les œstrogènes sont à leur maximum : ils favorisent une bonne microcirculation cérébral, on cogite vite, les réparties amusantes fusent. Ils fournissent des effets anti-inflammatoires, le corps n’est plus à la peine. La femme se sent légère et pleine d’entrain. Les œstrogènes ont aussi une action sur son rapport aux autres et notamment aux hommes. Elle est plus désirable et plus attirée. C’est le moment où la chasteté peut être librement re-choisie pour la jeune fille, pour la jeune fiancée et pour le couple qui désire différer une grossesse. Moment précieux du choix de laisser la Vie nous surprendre une nouvelle fois…


Spirituellement la femme est dans l’accueil, c’est souvent un moment d’abandon plus total au Seigneur, la prière est plus profonde, plus pleine aussi. C’est le temps du Magnificat. Remercier pour cette source de vie qui jaillit en nous, cet appel à se tourner vers les autres.

Le corps a besoin d’énergie, il peut donc être judicieux de lui en apporter tout en ne le surchargeant pas : le top étant d’avoir un bon apport en protéine tout en éliminant les produits trop raffinés qui encrassent l’organisme. Bref amusez vous !!


Les plantes qui viendront vous aider sont de plusieurs types, reminéralisantes et hormonales.

Pour les femmes qui ont peu de glaire l’huile d’onagre est une bonne alliée. La posologie la plus courante est de 1500 mg par jour, attention c’est interdit pour les personnes épileptiques. Pensez à boire aussi, quand on sait que la glaire est composée essentiellement d’eau on en comprend l’importance.

Pour la femme que cette ovulation épuise pensez ortie en infusion longue, romarin (qui de plus aura une action pour aider le foie à détoxifier l’organisme), le bourgeon de cassis en gemmothérapie peut aussi donner le petit coup de pouce nécessaire au bon fonctionnement de votre cycle. La posologie est à adapter en fonction de la dilution du produit acheté.

Pour celles qui n’arrivent jamais à voir le bout de cette fichue ovulation pensez à vérifier l’état de votre thyroïde, de vos ovaires… pas besoin de s’inquiéter mais cela permettra une meilleure prise en charge. La principale cause d'une période féconde qui traine en longueur est due à un taux d'œstrogène qui peine à être suffisamment haut pour déclencher le pic de LH. Il peut être judicieux de connaitre ce qui impacte donc la production d'œstrogène.

Ainsi une hypothyroïdie va ralentir toutes la production hormonale, les œstrogènes sont forcément impactés . Dans le cas des ovaires polykystiques on peut lire sur son cycle plusieurs tentatives d'ovulation, l'ovule n'arrivant pas à faire murir correctement le follicule. Quand la femme est trop fatiguée c'est la même chose.. bref prenez le temps de vous poser les bonnes questions, c'est un travail que je fais avec les femmes que je suis et qui leur font découvrir combien cycle et vie sont liés.


Que retenir finalement de cette deuxième partie de cycle ? Elle est aussi de durée variable car dépendante de votre imprégnation hormonale, elle est l’apogée du cycle ressentie aussi bien dans nos corps que dans nos cœurs. Pour la jeune fille c’est le moment où elle trouve l’énergie de concrétiser ses projets, pour l’épouse et mère c'est la période du don, prendre du temps pour les autres en ne s’oubliant pas. C’est encore le temps où le corps est le fidèle serviteur de l’esprit et de la volonté, qui l’emmènent où vous voulez. MAGNIFICAT .


Si tu veux en savoir plus tu peux aller faire un tour sur ig @phytofemme