Bonne fête, Maman !

Maman,


Il y a quarante ans, tu prononçais le oui

Par lequel tu devais porter ô tant de fruits!

A mon cher papa, tu te liais jusqu’au Ciel,

Rien moins que la Sainte Famille pour modèle.


Au creux de tes entrailles, je fus façonnée,

Neuf mois durant, à partager ta destinée.

J’habitais ton corps offert et m’en nourrissais;

Ton tendre coeur, aussitôt née, fut son relais.


Docilement encor, tu consens à la vie

Et nos huit petites âmes t’en remercient.

De tout chagrin ou vague à l’âme, tu consoles,

Car contre toi, saveur d’été, nos cœurs s’envolent.


Symbole du pain de vie, donné à chacun!

Source et sacrement, une offrande pour les tiens!

Doux reposoir pour tes petits et ton mari,

Où il fait bon soupirer et rire à l’envi...


Ton corps entier livré à ta maternité

Me conviait alors à vivre d’éternité.

Ainsi tes mains, tantôt soutien, tantôt caresse,

M’ont-elles appris à nouer les miennes sans cesse.


A genoux devant le Créateur, en prière,

Tu me guidais et m’enseignais, ma chère mère,

Lorsque ta bouche chuchotait à mon oreille:

“Jésus et Marie, je vous aime sans pareil.”


Mais quand par deux fois sur ton lit, belle endormie,

Entre la vie et la mort, tu valsas sans bruit,

Tes enfants meurtris supplièrent pour ta vie.

Papa effondré, ton agneau anéanti...


Lors t’épargna la divine miséricorde,

Nos prières reçues par Celui qui accorde,

On comprit. Dieu te réclamait mais eut pitié:

Sur la Terre devait continuer ton œuvre de charité.


Or aujourd’hui, grand-maman, perdure ton règne.

Les petits et les grands s’en approchent et s’y baignent.

Royaume de douceur, servante du Seigneur,

De toi irradient tendre piété, vrai bonheur.


Et sur terre, tu tisses notre paradis,

Ton cœur pour métier entre les mains de Marie.

Liens invisibles et communion éternelle:

Voilà l’héritage qui nous vaudra le Ciel...


Qui donc pourra dire «je connais une sainte»,

Sinon ceux que tu accueilles dans ton étreinte ?

Ton doux visage nous conduit à Notre Mère,

Dont tu incarnes les mille grâces sur terre.


Merci, ma Maman, de me montrer l’Eternel.

Je t’aime infiniment, d’ici-bas jusqu’au Ciel



Pour la petite histoire : en cherchant à illustrer ce poème, je réalisai que je n'avais que très peu de photos seule avec ma maman. Je suis la 6ème de huit enfants, donc les photos solo sont quasi inexistantes, surtout qu'à l'époque, on dégainait moins rapidement l'appareil qu'aujourd'hui. On était toujours une petite foule dans ses jupes ou ses bras. Cela ne signifie pas que nous ne vivions pas de beaux moments privilégiés et complices en tête-à-tête... Au contraire. Ils étaient juste peu photographiés, comme on le fait de nos jours. 

Mais lors de mon mariage, quelle grâce que le photographe ait pu immortaliser cet instant merveilleux de cœur à cœur avec celle qui m'a tout donné !

Je chéris particulièrement cette image car je n'ai plus besoin d'aucune autre. Celle-ci suffit. Tout y est dit.

Merci Maman. Je t'aime.


Agnès A

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