Alimentation et fertilité

Joie d’atterrir sur ce si joli blog… Lectrice assidue, cela m’amuse de passer de l’autre côté de la barrière pour ce petit article !!


Aujourd’hui nous allons aborder ensemble l’alimentation et la fertilité. Intimement liées, l’alimentation a en effet un impact et négatif et positif sur notre fertilité.


Commençons par les mauvaises nouvelles...


Actuellement, les études montrent une baisse conséquente de la fertilité sur les couples en âge de procréer. L’humain étant toujours le même, il faut donc chercher les causes de cette hypofécondité ailleurs. En effet, intrinsèquement, nous ne sommes pas moins féconds que nos ancêtres mais nos habitudes de vies impactent directement notre capacité d’enfantement.

Rythme de vie, stress, toxiques, hygiène de vie et alimentation sont les principaux mis en cause dans l’histoire et il semble très intéressant de faire le point sur chacun d’eux quand on cherche à concevoir ou à améliorer ses cycles tout simplement.

Pour ne se focaliser que sur l’alimentation celle-ci a un impact négatif pour deux raisons, la première est qu’elle est profondément carencée et la seconde est qu’elle est pro-inflammatoire, c'est-à-dire qu’elle entretient dans notre corps une inflammation à bas-bruit qui ne se voit que peu mais qui peut faire des ravages .

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? L’agriculture intensive actuelle a épuisé les sols qui ne peuvent donner suffisamment de minéraux aux fruits et légumes qui se retrouvent dans nos assiettes. Les engrais ou pesticides utilisés se retrouvent directement dans notre système digestif et en l’agressant favorisent une oxydation des cellules qu’on appelle inflammation. On retrouve le même souci avec les viandes dites d’élevage industriel, nourris de farines pauvres et soignés aux antibiotiques… Bref on comprend vite le souci…


Par où commencer alors ?


C’est en faisant ce constat qu’on se rend compte qu’il est nécessaire de changer ses habitudes alimentaires, comme on ne peut pas tout modifier d’un coup ne serait-ce que financièrement je vous propose de commencer par la base de votre propre alimentation. Les champions de l’inflammation chronique sont les aliments raffinés (farine, sucre qui ont été modifiés après récolte pour une meilleure conservation, ils arrivent donc dans notre organisme déjà « morts ») et les plats transformés bourrés de "E"… qui sont carrément toxiques pour certains … Le premier geste à faire est donc tout simplement de ne plus acheter de plats tout faits (on préfère les poêlées congelées qui sont assez peu transformées) et de bien choisir ses aliments de base : du sucre de canne non raffiné, de la farine bio ou le mieux de la farine d’épeautre, elle contient peu de gluten qui est pro-inflammatoire. C’est pareil pour les œufs qui sont notre apport principal de certains acides aminés essentiels : autant les choisir bio.

On cherche ensuite à ajouter dans son assiette des aliments de belle qualité, on regarde les labels des viandes, on favorise les petits poissons à la place des gros (qui sont bourrés de métaux lourds…), on choisit ses œufs bio aux oméga 3. Ces aliments ont une action directe contre l’inflammation. On favorise une alimentation équilibrée, avec des légumes bio ou du maraîcher voisin dont vous connaissez la façon de cultiver, pour éviter les carences. Et on se régale !!



Et le corps pendant ce temps-là ?


Mais vous allez finir par me demander quel est le rapport entre inflammation/carence et fertilité… C’est tout simplement que si le corps est occupé à trier et gérer une alimentation agressive il ne pourra pas se concentrer pour faire de « beaux » cycles et l’inflammation latente qui en découle va aggraver tous les processus inflammatoires pourtant naturels du cycle. Ainsi les règles qui sont une inflammation physiologique de l’utérus, vont devenir bien plus douloureuses car les hormones responsables de cette inflammation vont être en surnombre. On soigne aussi de nombreux SPM (syndrome pré-menstruel) en baissant tout simplement le taux d’inflammation du corps. Et c’est un cercle vertueux, le corps moins inflammé va avoir une ovulation de meilleure qualité, celle-ci va permettre l’apparition d’un corps jaune tout beau. Lui engendre un post-ovulatoire hormonalement plus solide donc : pas de SPM et un bébéchou qui s’accroche bien s’ il y a un début de grossesse qui pourra se dérouler de la meilleure façon dans un corps moins carencé.

Je dis moins car actuellement il est difficile d’avoir une alimentation suffisamment riche pour couvrir tous nos besoins. C’est là qu’il est intéressant d’ajouter des aliments tels que les oléagineux (riches en zinc, magnésium, calcium), les légumineuses, certains légumes auxquels on pense moins (chou blanc/fleur/rouge/vert/kale/romanesco… ce n’est pas pour rien s’il y en a autant) et quelques « super »aliments. Ce terme très à la mode veut souvent nous faire acheter des aliments venus du bout du monde alors qu’on peut trouver ce qu’il faut dans son jardin : l’ortie par exemple est un reminéralisant hors pair, le cassis un anti-inflammatoire des plus puissants…


Du résultat !


Étant monitrice en méthodes naturelles, j’ai la chance d’accompagner des femmes dont je peux mesurer quasi scientifiquement les progrès des cycles ou recevoir l’annonce d’une belle nouvelle en ayant conseillé de changer seulement quelques habitudes alimentaires, de favoriser certains aliments qui sont de vraies aides. Nous ne sommes pas moins fécondes que nos grand-mères ; ce sont nos environnements qui en sont la cause. Il ne faut pas avoir peur du changement ; il est souvent bénéfique s’il va vers un plus grand équilibre.



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