Victoire de Donnissan de Lescure, marquise de La Rochejaquelein (1772-1857) partie 2




[suite de l’article]


L’heure des victoires

Bien que la République soit mise en difficultés par les « brigands » du bocage vendéen, Victoire elle-même constate que cette armée est multiple, sans unité, sans moyen, quasi-fantôme, puisqu’elle se réunit à l’ordre des chefs et se disperse dès le lendemain de la bataille, qu’elle soit gagnée ou perdue. Sur leur passage, Victoire voit les femmes offrir des vivres, prier le chapelet à genoux, prendre les choses en main en l’absence des hommes. Dans ces troupes il n’y a ni tente, ni camp, ni bagages, ni même patrouille, un officier va seul à la découverte.

Dès mai 1793 Lescure et les chefs tentent d’organiser cette armée sans armée, cette région sans administration. Les curés sont considérés comme des officiers d’état civil dans les villages, les couvents servent d’hôpitaux, et les prêtres qui accompagnent l’armée sont considérés comme des « officiers chargés du moral des troupes ».

Dans la région, même si Victoire n’a pas encore vu le feu, tout le monde connait ou reconnait l’épouse du « saint » Lescure. Son château est le centre des armées du Poitou. En juin, lors de la prise de Saumur, Lescure est gravement blessé. Lorsqu’elle l’apprend, Victoire n’hésite pas, monte le premier cheval qu’elle troupe et galope à bride abattu, au milieu des dangers, vers son mari, qu’elle ramène à la Boulaye pour être soigné.


La débandade de Nantes

Face à ses victoires, la « grande armée » décide d’attaquer Nantes, qui mènera à Paris et la délivrance de l’Enfant du Temple. Mais ce 29 juin, à peu de chose près, la ville faillit être prise, lorsque Jacques Cathelineau, généralissime que les hommes auraient suivi jusqu’au bout, s’effondre, touché d’une balle au cœur. La mort de leur chef terrorise les vendéens, ils fuient Nantes qui déjà étaient à eux. Déjà le vent du destin a tourné pour la Vendée militaire.

Après le départ de Lescure pour la guerre, Victoire décide de l’accompagner à distance. Et pendant ce temps, l’armée du terrible Westermann, déjà à l’œuvre, brûle et détruit leur château de Clisson. Les soldats bleus sont partout, désormais les batailles se font au milieu des femmes, des vieillards et des enfants qui doivent fuir leur foyer. Jusqu’alors, lorsque les Vendéens prenaient des Bleus, ils les renvoyaient tondus. Mais ce n’est plus une guerre, c’est de la survie. Désormais les hommes ne veulent plus faire de prisonniers, et Lescure fait tout ce qu’il peut pour éviter les massacres.

En aout, les Vendéens subissent une grave défaite au sud, à Luçon. Mais les victoires ne changent rien non plus, on ne peut gouverner une ville avec des armées qui se débandent… Les armées républicaines repoussent ce qui reste de la « grande armée » et tous ceux qui ont fui les massacres vers la Loire, au nord du Bocage, de bataille en bataille, brûlant tout sur leur passage. Commence l’horreur.


Sur les routes

Retournée à la Boulaye, Victoire décide de fuir avec sa petite Louise, sa mère et tous les siens. On n’a pas le temps de faire des bagages, on part à pied, à cheval, en charrette… Elle prend ses bijoux qu’elle confie à un fidèle, et cache des pièces d’or dans ses jupes. Et même dans les pires horreurs, résistera le lien indéfectible qui unit certains domestiques et leurs maitres. Ils ne se quittent pas.

Après les dernières victoires de l’automne, le 16 octobre, survient une défaite capitale : Cholet. Et au milieu des cris et des mêlées, une balle traverse la tempe de Louis de Lescure, qui s’effondre, le crâne fracassé. Il respire encore.

Victoire ne sait rien de l’état de son mari. Au milieu de l’armée en déroute, elle cherche un prêtre pour se confesser, lorsqu’on vient la prévenir de Louis. Pouvant à peine parler, la tête en sang, Louis est bien vivant. Il survivra trois semaines, avec Victoire à son chevet.


La virée de Galerne

Arrivés à Saint Florent Le Vieil, talonnés par les Bleus, la colonne de soldats, de blessés, de femmes et d’enfants, affamés, éplorés, apeurés, (entre 70 000 et 100 000 personnes) se trouvent face à la Loire qu’il faut bien traverser. Derrière c’est l’enfer, devant les sables et les remous, et seules quelques barques sont à disposition. Certains, comme La Rochejaquelein et Lescure veulent « rester, ou se faire tuer pour la Vendée ». Finalement tout le monde passe, mais restaient sur la rive les quatre ou cinq milles prisonniers bleus, enfermés dans un couvent. Les vendéens, enragés, épuisés d’être traqués comme des bêtes sauvages, veulent les fusiller. Mais du côté des officiers, on entend la voix de Bonchamps, mourant lui aussi, qui réunit ses dernières forces pour réclamer : « grâce aux prisonniers » !

L’état-major (ce qu’il en reste, entre les blessés et les ambitieux) décide de marcher sur Rennes. Victoire décide de cacher ses biens matériels, très lourds, dans les sacs de son cheval. Et dans la mêlée, la fatigue, la cohue, les sacs disparaissent… Victoire n’en reparlera pas. L’essentiel est ailleurs. De chaque côté du brancard de Lescure, une file de cavaliers le protège. Chaque secousse lui fait souffrir le martyr.


Fuir, toujours fuir…

Toujours, avec la marche, les attaques des Bleus. Les Vendéens se défendent, avec la fureur du désespoir. On ne se bat pas pour la victoire, on se bat pour sa vie. D’ailleurs ce n’est plus la guerre, c’est une fuite éperdue que l’Histoire retiendra sous le nom de « virée de Galerne ». Les colonnes avancent un peu par hasards, avec l’espoir peut être de prendre un port où on pourrait y espérer des renforts.

Le 23 octobre c’est la dernière grande victoire sur l’armée de Westermann, la prise de Laval, grâce au sang-froid de La Rochejaquelein. Une victoire stupéfiante, qui redonne du cœur aux hommes. On prend aux Bleus des canons et de la poudre. Mais ça ne remplit par les estomacs… Parfois Victoire ne trouve qu’un oignon encore en terre pour se nourrir une journée entière. Alors que la Bretagne s’offre aux « brigands », on décide de prendre Granville, un port.

Lescure vit ses derniers jours. A Victoire, il dit « je ne regrette que toi, et de n’avoir pu remettre le roi sur le trône. Je m’afflige surtout de te laisser à l’armée, dans une guerre civile, grosse et avec un enfant… » Le 4 novembre, pendant la route, dans une voiture, Louis rend son âme à Dieu.


Veuve à vingt ans

Victoire a vingt ans, elle est enceinte de trois mois, et a auprès d’elle sa petite Louise, âgée d’un an. Plus morte que vive, elle tient malgré tout avec une obsession : ne pas laisser le corps de Lescure à l’ennemi. Afin de l’apaiser, le père de Victoire fait enterrer le corps sans rien en dire à sa fille, qui vivra toujours dans le regret de ne connaitre le lieu de cette dépouille.

Elle est veuve, mais elle n’est pas seule. Au milieu de tous les gueux, de tous les errants, « nous sommes tous frères » lui dit un paysan soldat.

A Granville, les Vendéens, mus par leurs dernières forces, manquent de peu de prendre la ville, le 14 novembre. Les chefs veulent tenir, le plus longtemps possibles, espérant toujours les renforts des émigrés ou des anglais, en vain. Mais les troupes s’épuisent, bientôt on ne peut plus empêcher la défaite.


Rentrer en Vendée

Désormais, tous veulent rentrer en Vendée, « à la maison ». Fut-ce pour mourir, mais « chez nous ». Alors la colonne redescend vers le Sud, au milieu des attaques, des fusillades, des frayeurs, de la famine, de la vermine et de la mort.

Arrive décembre. Au Mans, encerclés par les Bleus, ceux qui ne s’échappent pas sont massacrés dans les rues de la ville. Quinze mille corps restent sur le pavé. Victoire, elle, parvient à s’enfuir à cheval, avec toujours Louise avec elle. Ce n’est encore qu’un bébé. Elle sait que pour leur survie à tous, elle doit s’en séparer, et tente désespérément de trouver parmi les habitants de la région une maison qui pourrait accueillir la petite Louise.

Les Vendéens, toujours talonnés par Westermann, Kléber et Hoche, se dirigent via Ancenis vers la Bretagne chouanne. Ils ne sont plus que dix mille, deux mois après avoir traversée la Loire à Saint Florent Le Vieil. Louise est malade, et Victoire, la mort dans l’âme, la déguise en fille de paysans et la confie à des inconnus avec de l’argent et surtout la promesse d’une pension si elle vit.


Savenay

Le 22 décembre, les restes de l’armée arrivent à Savenay. Victoire trouve une grange et s’y effondre, épuisée. Mais bientôt on la réveille. Il faut fuir, cette fois c’est la fin ! L’armée a été anéantie. Victoire, sa mère et sa femme de chambre, dernière fidèle, déguisées en paysannes bretonnes fuient en courant la ville où coulent des flots de sang. C’est un massacre total : hommes, femmes, enfants, soldats, officiers. Westermann peut fièrement rendre compte à la Convention. « Il n’y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre libre avec ses femmes et ses enfants… Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay […] Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher ».

A Noël, l’armée est dissoute, il ne reste plus que des bandes traquées par les Bleus. La campagne est pleine de fuyards. Victoire, épuisée, enceinte, maigre, se fait conduire avec sa mère contre leur montre à une métairie sure, à quelques kilomètres de Savenay. A l’entrée d’un château abandonné, un couple de régisseurs bretons les reconnait et les conduit, cachés, vers la ferme de La Grée où on accepte de les garder. Victoire est employée pour garder les moutons. Leur hôtesse leur permet de retirer leurs oripeaux grouillant de vermine et leur fournit du linge propre.


Survivre

Comment Victoire et sa mère ont elle pu survivre à toute cette horreur ? Les Bleus continuent à fouiller rageusement la campagne, mais ne se méfient pas de la petite bergère. L’hiver passe ainsi, entre frayeurs et survie. Lorsque Victoire a enfin des nouvelles de sa fille, c’est pour apprendre sa mort, de fatigue, à peine quelques jours après leur séparation. « Je pleurai beaucoup à cette nouvelle, sans pouvoir m’empêcher de penser que c’était le plus grand bonheur qui pût lui arriver. »

Victoire approche bientôt à terme. Un brave voisin se propose d’épouser Victoire pour donner un état civil aux enfants. En avril, Victoire et sa mère sont dénoncées et doivent se cacher dans les bois. Et dans une ruine abandonnée, sous une petite pluie matinale, pendant que sa mère est partie chercher de l’aide, Victoire accouche de deux jumelles. « Je n’ai jamais eu de couches aussi heureuses ! » dira -t-elle…

Il n’y a rien pour les deux nouvelles nées, ni linge, ni même de l’eau. On les emmaillotte dans des chiffons donnés par les voisines. Au bout de trois jours, on trouve un prêtre qui baptise Joséphine et Louise de Lescure. Sans paroisses, sans acte, on grave deux assiettes d’étain qui font office d’extraits de baptême. Un meunier, charmé par la dignité de Victoire, leur prête son moulin pour refuge.

En Vendée, le « plan de pacification » a été mené jusqu’au bout. C’est-à-dire sa destruction totale. Des mois après l’anéantissement de l’armée vendéenne, la chasse à l’homme a toujours lieu. En mai, une jeune vendéenne, Félicité, arrive à leur refuge, après les avoir cherchées partout, et leur propose un abri sûr. Montées sur un cheval sans selle, en très pauvres paysannes, elles confient Louise (Joséphine n’a vécu que quelques jours) et prennent la route de Nantes. Arrêtées plusieurs fois, elles s’en sortent toujours avec courage et sang-froid. Et toujours guidées par Félicité, elles arrivent au château de Dréneuc, chez Mme Dumoustiers, une aristocrate qui avec ses enfants passent ses journées à secourir les malheureux. Le pays est plein de réfugiés cachés. Mais hélas, quelques jours plus tard, un voisin a le malheur de révéler dans une lettre l’identité des précieuses invitées, il est pris et massacré par les Bleus avec cette lettre sur lui… Le château est saisi et Mme Demoustiers, sans perdre la tête face aux fusils, présente le personnel de sa maison, dont Mme de Donnissan qui la coiffe, telle une simple femme de chambre. Mais il faut toujours se cacher.


L’aube

Le 28 juillet 1794, Robespierre est guillotiné. Epuisée par les flots de sang qu’elle a fait couler, la Convention aspire à la paix. Les temps changent. Toujours au château de Dréneuc, Victoire apprend la mort de son père, guillotiné à Angers. Le 2 décembre 1794, la Convention amnistie tous les insurgés de l’Ouest qui déposent les armes. Les prisons de Nantes sont ouvertes, nombre de fidèles de Victoire sont libérés. Mais Victoire refuse de se rendre. Veuve Lescure elle est, veuve Lescure elle reste. Elle veut repasser la Loire pour refaire la grande armée.

A vingt-deux ans, Victoire a tout perdu. Son mari, deux de ses enfants, ses biens, ses terres, son château, ses amis, sa fille. Seules survivent sa mère, et pour quelques mois encore, le bébé Louise. Avec sa mère toujours, Victoire se rend à Nantes, non sans faire un détour au moulin où vit toujours sa petite Louise pour la serrer dans ses bras. Puis direction leur château de Citran, dans le Médoc.


Réapprendre à vivre

Les mois, les années passent. Du pays que Victoire a connu, il ne reste rien. Les derniers fidèles de la Vendée militaires sont morts avec Charrette, le 29 mars 1796. Les mois, les années passent, et Victoire panse les plaies de son cœur qu’a laissé la perte de son mari et de ses trois enfants. Ce qui se passe à Paris ne la concerne pas. Pourquoi guérir quand on a tout perdu ? Avec pudeur, Victoire ne livre rien, dans ses Mémoires, de ces années où elle continue à vivre. Il le faut bien. Elle réapprend à dormir, à ne pas sursauter au moindre bruit, à oublier l’odeur du sang, de la poudre, de la peur, et de la mort. En septembre 1797, toujours inscrite sur la liste des émigrés, Victoire doit même se réfugier quelques mois en Espagne chez un oncle.

En 1799, son nom est enfin rayé de la liste des émigrés. Pourtant ses biens sont mis en vente. elle doit repartir en Espagne avec sa mère, et décide, au fond de tout, d’écrire ses Mémoires. Raconter ce qu’elle a vu, ce qu’elle a vécu. Pardonner, mais non pas oublier. En 1800, alors que déjà Napoléon perce sous Bonaparte, les deux femmes que tout a uni rentrent en France, à Citran.


Marquise de la Rochejaquelein

Victoire est encore jeune, pour la faire sourire son entourage lui présente Louis de La Rochejaquelein, le jeune frère du cher cousin Henri. Ils se marient le 1er mars 1802. Et Victoire réapprend à vivre, à sourire, à rire avec les huit enfants qui naissent de cette union heureuse malgré tout. Victoire termine là ses Mémoires, le reste de sa vie ne regarde personne. En 1811, elle revient, en famille à Clisson. Par l’indiscrétion d’un ami de passage, les Mémoires de Victoire, que tous les aristocrates fidèles au roi s’arrachent, sont publiés à Paris en 1814.

En mars 1815, à peine Louis XVIII est-il de retour sur le trône que Napoléon débarque de l’ile d’Elbe pour l’en chasser et reconstruire l’Empire. Et comme en 1793, en Vendée, on se soulève contre lui pour défendre le roi. Folie ! On a peine à comprendre cette envie de défendre un roi si peu militaire contre le vénéré petit caporal. Marié depuis si longtemps à une femme si héroïque, chef d’une maison dont le nom a traversé les terres, Louis de La Rochejaquelein ne pouvait pas rester chez lui. Il se précipite au combat. Il veut se battre, il veut mériter son nom et son épouse. Mais au détour d’une colline qu’il gravit pour mieux observer, une balle le frappe à la tête.


Fiat

Victoire est de nouveau veuve. Elle rentre à Citran avec ses huit enfants, vivre son deuil debout, entourée et choyée par les siens. Elle se tient à distance de la Cour de la Restauration, puis de la folle aventure de la Duchesse de Berry qui a tenté, une nouvelle fois, de soulever la Vendée. Le reste de sa vie, à Orléans, est consacrée à user de son nom pour obtenir des grâces, des fonds, de l’aide pour les malheureux. Même dans ses dernières années elle continue à tricoter pour les pauvres. Il lui faudra attendre encore quarante deux ans avant de rejoindre tous ceux qu’elle a aimés, Lescure, le cher cousin Henri, Louis, ses enfants morts avant elle…

En 1857, à quatre vingt cinq ans, celle qui avait vu les règnes de Louis XV, Louis XVI, la Convention, le Directoire, le Consulat, l’Empire, le retour des Bourbons, la Monarchie de Juillet, la Deuxième République et l’essor du Second Empire, celle qui avait connu les ors de Versailles et la virée de Galerne, les rires de Trianon et les larmes de Savenay, deux fois veuve, après avoir perdu six de ses dix enfants, après avoir mené le bon combat, Victoire s’endort du sommeil du juste, chez elle, dans son lit, à Orléans. Selon ses vœux elle est enterrée dans cette terre de Vendée où elle avait vu la mort tant de fois, près de tous ses compagnons d’armes.



Pourquoi chercher cette femme ? Parfois, la vie fait mal. Le cœur saigne. Pourquoi continuer ? Pourquoi avancer ? Face au mal, à la douleur, à la noirceur, aux larmes, on se sent bien seule… Notre vieille écorce est trop lourde… Et puis on se retourne vers le Cœur n’a jamais cessé de saigner pour nous. Victoire aurait dû mourir, à vingt ans, veuve, enceinte, épuisée, dans la boue, pendant la virée de Galerne. Mais chaque jour, son cœur fixé au Sacré Cœur de Jésus, a continué à battre, tout simplement parce que son heure n’était pas venue. Elle avait encore son rôle à jouer. Et nous aussi. Chaque jour que Dieu nous offre est un jour où nous pouvons, même par le plus petit rien, faire vivre Son Royaume. Nous sommes attendus dans l’Autre Vie, là où il n’y aura ni pleur ni grincement de dents. Là où le Dieu qui console tous les cœurs nous attend, pour l’Eternité.





Source : Ménie Grégoire, La Marquise aux pieds nus : Victoire de la Rochejaquelein, Ed. de Fallois, Paris, 2010.


Chronologie :

1793 :

o 25 mai : Deuxième bataille de Fontenay-le-Comte en Vendée

o 9 juin : Bataille de Saumur Vendée

o 28 juin : Première bataille de Luçon en Vendée

o 29 juin (11 Messidor) : Les Vendéens sont repoussés à la bataille de Nantes.

o 17 juillet (29 Messidor) : Mort de Jacques Cathelineau, général en chef des Vendéens.

o 27 juillet (9 Thermidor) : Entrée de Robespierre au Comité de salut public.

o Août (Thermidor) : première vague de profanations des tombeaux royaux à la basilique Saint-Denis.

o 5 septembre (19 Fructidor) : La Terreur à l'ordre du jour.

o 16 octobre (25 Vendémiaire) : Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche.

o 17 octobre (26 Vendémiaire) : Les Vendéens sont battus à la bataille de Cholet.

o 18 octobre (27 Vendémiaire) : Les Vendéens traversent la Loire, début de la Virée de Galerne. Mort du général vendéen Charles de Bonchamps.

o 25 octobre (4 Brumaire) : Mise en usage du calendrier républicain. Jean Chouan et Aimé Picquet du Boisguy à la tête de plusieurs centaines d'hommes rejoignent les Vendéens à Laval.

o 27 octobre (6 Brumaire) : Les Républicains sont battus par les Vendéens à la Bataille d'Entrammes

o 3 novembre (13 Brumaire) : Les Vendéens et les Chouans prennent Fougères.

o 3 novembre : Mort du général vendéen Louis de Lescure.

o 10 novembre (20 Brumaire) : Abolition de la religion catholique et culte de la Raison

o 14 novembre (24 Brumaire) : Les Vendéens sont repoussés au Siège de Granville.

o 4 décembre (14 Frimaire) : Nouvel échec des Vendéens au Siège d'Angers.

o 13 décembre (23 Frimaire) : Bataille du Mans, les Vendéens sont massacrés.

o 23 décembre (3 Nivôse) : Les Vendéens sont écrasés à la bataille de Savenay, fin de la Virée de Galerne. Fin de la première guerre de Vendée.

1794 :

o 17 janvier : Les « colonnes infernales » de Turreau en Vendée.

o 23 mars : Bataille de Mortagne en Vendée

o 10 juin : Loi du 22 Prairial sur les pouvoirs des tribunaux révolutionnaires : Grande Terreur.

o 27 juillet : Arrestation de Robespierre (9 Thermidor).

1795 :

o 17 février : signature au château de la Jaunaye, d'un traité entre les insurgés vendéens représentés par François de Charette, et la Convention, sur la liberté religieuse.

o 31 mai : Suppression du Tribunal révolutionnaire.

o Juin : arrestation de plusieurs officiers vendéens, le traité de la Jaunaye est dénoncé, la guerre reprend avec Charrette, qui attend les princes.

o 23 juin - 21 juillet : échec du débarquement des émigrés à Quiberon, organisé par Louis XVIII et le comte d’Artois. Charrette continue à se battre, pour l’honneur.

o 22 août : Constitution de 1795.

o 5 octobre : Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV, arrêtée par Napoléon

o 26 octobre : La Convention est dissoute ; début du Directoire

o 19 décembre : libération et exil de Marie-Thérèse, la fille de Louis XVI.

1796 :

o 29 mars : François de Charette, chef de l'insurrection vendéenne, est fusillé à Nantes. Fin de la deuxième guerre de Vendée.

1797 :

o 14 janvier : Victoire de Rivoli

o 8 juillet : La République cisalpine est instituée.

o 17 octobre : Traité de Campo-Formio

1798 : Campagne d'Egypte

1799 :

o 9 novembre : Coup d'État du 18 Brumaire : fin du Directoire ; mise en place du Consulat

o 25 décembre : Mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII

o 26 décembre : Création du Conseil d'État.

1802 : Proclamation du Premier Empire.

1814 : 6 avril : Napoléon Ier abdique. Retour de Louis XVIII.

1815 : mars-juin : Cent Jours, Napoléon tente de reprendre le pouvoir.

1830 : Révolution des 3 glorieuses. Charles X abdique; début de la monarchie de Juillet, Louis Philippe devient Roi des Français.

1848 : Printemps des peuples, Révolution à Paris. Louis Philippe exile, début de la Deuxième République.

1851 : Coup d'Etat du Président de la République Louis Napoléon Bonaparte.

1852 : Proclamation du Second Empire.