Les coups de cœur de la rédac’ (1)



A l’approche de Noël, la rédaction est heureuse de vous partager ses coups de cœur en matière de littérature ! Livres récemment publiés ou titres plus anciens, voici 18 œuvres qui nous ont marqués. Vous pouvez les commander chez votre libraire préféré.


A la fin de l’article, en cliquant sur le mot-clé « livre », vous trouverez également une liste de livres qui ont déjà été présentés d’une manière ou d’une autre sur ce blog.

Bonne lecture !




Romans


La libraire de la Place aux Herbes, d’Éric de Kermel, 2017 (Eyrolles), 288 pages.

Dans la petite ville d'Uzès, Nathalie, qui a suivi son mari lors de son départ à la retraite, reprend une petite librairie sur la place du village. Elle découvre alors un métier qui mêle amour des livres et... des gens ! En effet, au fil des pages on suit chaque rencontre que fait Nathalie grâce aux livres. Il y a Cloé, la jeune fille un peu inhibée qui découvre la lecture, Tarik, le soldat meurtri, Solange, assoiffée d'affection, ou encore la rayonnante Sœur Véronika. De pépite en pépite, on se délecte à cette lecture légère, parfaite pour les longues soirées d'hiver !

Agnès T.


Une île au cœur du monde, de Michael O’Brien, 2007, traduction française 2011 (Salvator), 822 pages.

Le lecteur est invité à suivre Josip, petit paysan yougoslave entraîné dans la tourmente des conflits des Balkans du XXème siècle. On le voit grandir, confronté à de terribles souffrances, et construire malgré tout son identité, tout en cherchant un appui pour transformer sa soif de vengeance en désir de pardonner. Ce livre est peut-être avant tout un roman d’apprentissage à la portée universelle, mêlant de belles descriptions et des conversations à portée philosophique. Récit passionnant – j’avoue avoir dû dépasser les tout premiers chapitres pour ensuite me plonger dedans –, parfois dur, plein de rebondissements, construit sur une fresque historique et porté par une lumière chrétienne.

Marie D.



Tactique du diable, de C. S. Lewis, 2010 (Empreinte Temps Présent), 138 pages.

Un jeune homme vient de se convertir au christianisme. De quoi inciter le tentateur novice Wormwood à mettre les bouchées doubles et le détourner à jamais de « l’Ennemi ». Pour cela, son vieil oncle Screwtape, diable vétéran, va le briefer lettre après lettre. Tous les moyens sont bons pour corrompre, depuis les chaussures du voisin jusqu’à la future belle famille. Auteur des Chroniques de Narnia et ami de Tolkien, Lewis fut aussi un grand apologiste chrétien (anglican). Ce roman épistolaire est une véritable pépite, toujours drôle et toujours sérieux, tout en visant remarquablement juste. Sacrés British!

Étienne D.

Récits ou romans historiques


Auguste le Balafré, Auguste de La Rochejacquelein – Une épée au service de la Légitimité, d’Armand Bérart, 2020 (éditions Le Lys et le Lin), 322 pages.

Les récits historiques d’Armand Bérart sont décidemment d’une grande qualité et je les recommande vivement pour les lycéens comme pour les plus âgés. Le dernier sorti, nous fait découvrir la vie d’Auguste de La Rochejaquelein, benjamin oublié d’une fratrie dont les deux aînés, Henri et Louis, commandèrent les armées royalistes lors des guerres de Vendée. Cette lecture revigorante fait naître ou raffermit chez le lecteur les vertus de courage, de fidélité et de don de soi ! Un beau cadeau de Noël à mettre sous le sapin.

Isabelle C.


Hurrah Zara de Jean Raspail, 1998 (Albin Michel), 368 pages.

A mi-chemin entre le désespoir du Camp des Saints et le romantisme de Sire, voici Hurrah Zara. Une extraordinaire épopée qui suit, au travers des guerres, des territoires et des fatalités, le destin d’une famille d’aristocrates aux quatre coins de l’Europe, vaste lignée unie par un nom fameux : Pickendorff. Et dans cette famille, les femmes sont toutes des héroïnes, des modèles, des guerrières au même titre que les hommes. Elles portent toutes le nom Zara. Un roman exaltant pour redécouvrir dans un monde qui l’a trop oublié cette notion désuète qu’est l’Honneur.

Paloma D.


Alexandra de Vladimir Volkoff et Jacqueline Dauxois, 1994 (Albin Michel), 530 pages.

Alors qu’il s’apprête à partir pour la Russie prête à exploser, Vladimir Illytch dit « Lénine » est assassiné par un jeune idéaliste. L’empire des tsars ne s’est pas effondré, la première guerre mondiale est remportée par la Triple Entente sans que les États Unis et leur désastreuse doctrine Wilson n’ait à intervenir. Presque un siècle plus tard, la Russie est la première puissance mondiale, éclatante, inégalée, mais profondément vérolée de l’intérieur par le pouvoir et l’argent, qui ont effacé l’âme de la grande Russie et le nom de Dieu. Et dans cet empire superbe et décadent, vit Alexandra. Jeune grande duchesse idéaliste, en pleine quête d’identité, elle se retrouve brutalement et par un coup du sort impératrice. Une uchronie captivante, profonde, menée avec brio par Vladimir Volkoff, qui n’a pas son égal pour décrire la plus pure beauté comme la plus médiocre perversion, une lecture qui sous couvert de roman renvoie à bien des questionnements qui dorment au fond de nous.

Paloma D.


La Couronne, Le Tombeau, Le Linceul, de François Dubreil, respectivement parus en 2018, 2019, 2020 (Pierre Téqui éditeur), 582, 260 et 400 pages. (Prix La Rochejaquelein pour Le Linceul)

Ces trois romans, qui n’ont pas été pensés comme une trilogie au départ, s’unifient autour de la place centrale donnée aux reliques chrétiennes. Dans La Couronne, le lecteur est plongé dans le passé – de l’époque révolutionnaire en France jusqu’à nos jours –, et emporté dans un tourbillon d’actions, invité au cœur de ce récit épique à mener une réflexion sur l’engagement et la place du spirituel dans le monde. Le Tombeau prend davantage la forme d’une intrigue policière où le présent se mêle étroitement à l’Antiquité ; s’y déploie une réflexion sur le rôle historique des reliques. Quand dans Le Linceul – qui m’a le plus enthousiasmée ! –, le lecteur est davantage invité à mener une enquête historique au présent, qui conduit à une question fondamentale : peut-on prouver l’existence de Dieu ? Trois romans bien différents qui se lisent très rapidement !

Marie D.



Réflexion


La Famille, les droits de l’homme et la vie éternelle, de Gregor Puppinck, 2015 (éditions de l’Homme Nouveau), 91 pages. Prix de l’humanisme chrétien 2016.

Grégor Puppinck, docteur en droit, nous offre par ce court ouvrage une petite pépite qui remet les idées en place quant aux évolutions anthropologiques que peut connaître notre société. Ces pages permettent de comprendre l’historique des droits de l’homme, sujet clé qui offre des pistes pour répondre aux défis de notre temps. Une lecture simple et efficace.

Isabelle C.


La vie en bleu – Pourquoi la vie est belle même dans l’épreuve, de Martin Steffens, 2014 (Marabout, Hachette livres), 221 pages.

Martin Steffens, philosophe catholique, propose une réflexion philosophique pratique sur l’expérience de l’épreuve. Les nombreuses images et références culturelles donnent vie à un texte simple, clair et nourrissant. Cette lecture pleine d’optimisme offre des petites leçons de vie faciles à mettre en pratique, sur un arrière-fond de lumière, de paix et d’espérance. Une perle !

Marie D.



Comment parler de Dieu aujourd’hui, de Fabrice Hadjadj, 2013 (Salvator, Forum), 219 pages. Prix Spiritualités d’aujourd’hui 2013.

Nous le savons tous, il s’agit de ne pas mettre la lampe sous le boisseau et de partager la lumière reçue. Mais comment faire? Peut-on encore en 2020 parler de Dieu? Dans cet essai passionnant et avec l’humour qui le caractérise, le philosophe converti Fabrice Hadjadj traite ces questions avec l’application d’un étudiant qui analyse chaque mot de sa problématique pour construire son devoir. De quoi nous renvoyer aux vraies bonnes questions qui fondent notre existence. À lire quand on est en manque d’espérance face à notre temps!

Paloma D.


La joie d’aimer, de Marcel Clément, 1955 (Nouvelles éditions latines), 222 pages.

Philosophe catholique, Marcel Clément propose de magnifiques pages sur l’amour – de l’autre, mais aussi de soi, et de Dieu – et sur la joie qui en découle. Une lecture lumineuse et fondatrice, certes ancrée dans ce milieu du XXème siècle, mais au fond indémodable. Très enrichissante, et pleine d’espérance ! (Livre à chercher dans les vide-greniers…)

Marie D.



Pensées


Notes intimes, de Marie Noël, 1984 (Éditions Stock), 357 pages.

« Comme une chandelle entre deux mondes », Marie Noël livre ici son âme. Ce journal propose ses pensées sur son quotidien, ses réflexions sur sa foi, sur l’Église. Elle y confie ses combats et nous fait entrer dans la profondeur qui la caractérise : ardente, inquiète et poétique. Le recueil est dédié « Aux âmes troublées » qui y trouveront en effet un écho intérieur, un secours et une sagesse. Cette femme étonnante, dont le procès de béatification est en cours depuis 2017, est à découvrir sans plus attendre, au fil de ces pages sur lesquelles soufflent la liberté de ceux qui aiment Dieu et la charité de ceux qui font le plus de choses par amour « pour [se] reposer d'en faire tant par nécessité ». Une lecture qui se médite par petits morceaux, au gré des pensées et des élans du cœur.

Lise D.



Spiritualité


Pensées pour la Suite des jours, du Prince Vladimir Ghika, 1962 (Beauchesne), 190 pages.

Le Bienheureux Vladimir Ghika, de la famille princière de Moldavie, orthodoxe devenu prêtre catholique, « vagabond apostolique » mort martyr dans les geôles communistes de Roumanie, nous a laissé pour la suite des jours le recueil de ses pensées, apophtegmes et autres aphorismes sur la vie spirituelle. C’est merveilleusement inaccoutumé, poétique, paradoxal... pensée après pensée, ça se lit « comme des cacahuètes » (à supposer que vous ayez déjà fini de méditer la première) ...allez, encore une dernière et j’éteins !!!!

Étienne D.



Du Temps pour Dieu, du Père Jacques Philippe, 1992 (Édition des Béatitudes), 128 pages.

Un petit livre, presque un livret, et pourtant si dense! Une très belle introduction à la vie d’oraison, toute en simplicité et en douceur, en même temps que concrète et claire. Vu l’enjeu, on ne recommandera jamais assez ce genre d’ouvrage qui, avec d’autres, rappellent à quel point l’amitié de chacun avec Dieu n’est nullement une métaphore abstraite ou une technique, ni l’apanage de mystiques, ni l'affichage devant Lui d’un pieux avatar de soi, mais ce dialogue étonnamment réel et immédiat (même quand vous lisez ce blog, Dieu pense à vous!), créatif, intime, fait de mots ou de silences, de regards et de sourires, avec notre Père « qui est là, présent dans le secret... »

Étienne D.




Témoignage


Mon Père a dit la vérité – Il doit être exécuté, d’Isabelle Callies, 2019 (Salvator), 134 pages. Préface de Mgr Dominique Rey.

Non, je ne vous partage pas un coup de cœur cette fois-ci, mais je me permets simplement de vous faire part de mon témoignage. J’ai voulu, à travers ces pages, rendre grâce à Dieu qui n’abandonne pas ses enfants. Il s’agit ici de mon regard d’enfant et de jeune fille sur les difficultés que ma famille a pu rencontrer du fait de l’engagement de mon père contre des pratiques de fraudes et de malversations. J’espère que ce livre sera, pour ses lecteurs, l’occasion de contempler les merveilles de la Providence divine. Bonne lecture !

Isabelle C.




Bandes dessinées

L’Invention du Vide, de Nicolas Debon, 2016 (Dargaud), 80 pages.

Chamonix 1881. À la fin de l’âge d’or de l’alpinisme, les efforts d’une cordée de têtes brûlées pour conquérir le Grépon, une aiguille réputée imprenable. Si l’histoire parlera davantage aux âmes baroudeuses, cet ouvrage reste une belle pièce pour les collectionneurs de BD et surtout pour les artistes en quête d’expérimentations nouvelles. La technique de Nicolas Debon (gouache et crayons gras) en couleur directe, sa maîtrise des perspectives et de la lumière lui permettent ici de « saisir » splendidement les impressions de la montagne. Grand Prix du festival Lyon BD.

Étienne D.



En cliquant sur le mot-clé "livre", vous trouverez une liste de livres déjà présentés d'une manière ou d'une autre sur ce blog.


Pour des centres d'intérêt plus typiquement féminins, vous trouverez également une petite bibliographie ici (6-12 ans) et (12 ans et plus, et même l'âge adulte...).


Bonne lecture !