La féminité, moyen d'apostolat

En quoi la féminité serait-elle un moyen d’apostolat ? Être femme n’est pas un choix, c’est ce que nous sommes, notre nature, et nous ne pouvons rien y changer (même si la société actuelle essaie de nous faire croire le contraire). Pourtant, nous pouvons faire beaucoup de bien autour de nous en faisant rayonner notre féminité, notre bonté, notre foi, toute notre personne finalement. Comme le disait Agnès A. dans un précédent article, "Léon Bloy disait "plus une femme est sainte, plus elle est femme". Mais on pourrait presque dire "plus une femme est femme, plus elle est sainte ». En effet, plus j’accueille ma nature, plus j’y consens, plus je la déploie et plus je plais au Seigneur. Et donc finalement cette sainteté à laquelle j’aspire n’est-elle pas simplement le prolongement de ma nature, couronnée par la grâce divine ?". Nous voyons bien que plus nous correspondons à ce que Dieu veut de nous, à ce qu'il nous a donné, plus nous serons dans le Vrai, plus nous serons heureuses et plus nous ferons du bien à ceux qui nous entourent.


Mais revenons à la question de notre article : comment faire de notre féminité un moyen d'apostolat ? Tout d'abord, en accordant notre apparence extérieure à ce qui se trouve au fond de notre cœur et de notre âme. Être apôtre, c'est être témoin de l'Évangile, c'est faire connaître Jésus-Christ, c'est être "le sel de la terre et la lumière du monde". Comme le dit Notre-Seigneur lui-même, à quoi sert-il d'allumer la lampe si c'est pour la cacher ensuite sous le boisseau ? À quoi cela sert-il d'avoir la foi si c'est pour la garder pour nous-mêmes et vivre égoïstement ? Nous devons faire connaître la Bonne Nouvelle, et notre être tout entier devrait traduire cette foi de façon très visuelle et concrète. Si nous faisons la tête, si nous avons l'air triste, si nous bougonnons sans cesse, si nous sommes sales, que nous portons des vêtements troués et que nous ne prenons pas soin de nous, comment allons-nous rayonner la beauté, la bonté et la grandeur de Dieu ? Nous devrions réfléchir à toutes les manières dont nous pouvons respecter ce corps que Dieu nous a donné, le mettre en valeur et en faire un outil efficace de notre apostolat.


Ne nous y méprenons pas : il ne s'agit absolument pas de d’idolâtrer notre corps, et encore moins d'oublier de prendre soin de notre âme. Mais, comme le dit Claire de Saint Lager dans La voie de l'amoureuse, « Il n’est pas tout à fait juste de penser que seule la beauté intérieure compte. Si cette beauté intérieure est trop enfouie, trop invisible, elle ne se donne à personne. La beauté intérieure doit déborder à l’extérieur. Elle déborde dans le courage, dans la douceur, dans la joie, dans la tendresse, dans la vie de celle qui la porte. La beauté intérieure soit irradier tout l’être et se manifester avec son visage unique et merveilleux à l’extérieur. » Vous l'avez compris, il s'agit de trouver un équilibre et de ne négliger aucun aspect de notre nature humaine. En étant féminine, dans nos manières, dans nos vêtements, dans nos échanges, dans nos conversations, nous allons apporter au monde une touche spéciale, nous allons, d'une manière toute particulière, faire le bien autour de nous. C'est en étant une femme, et une femme catholique, partout et toujours (pas seulement le dimanche, et pas uniquement en famille) que nous pourrons faire connaître le bon Dieu et, surtout, Le faire aimer.


En agissant ainsi, la femme devient un signe de contradiction. Nous vivons dans un monde qui, à peu près dans tous les domaines, va contre la nature et le bons sens. Que ce soit d’un point de vue religieux, moral, esthétique, ou vestimentaire, le faux devient le vrai et le laid devient le beau. Nous sommes également dans un monde où prime le Moi, la conformité au politiquement correct, et l’interdiction de penser autrement que les grands médias. L’émotionnel a pris le pas sur le rationnel. Il y a énormément de culpabilisation et de lavage de cerveau. Il n’est pas toujours facile d’aller contre le monde, de se sentir un peu « seule contre les autres », de toujours devoir lutter. Je voudrais encourager toutes les femmes à ne rien lâcher, à rester femmes, pleinement, sans peur du regard des autres et surtout sans baisser leur garde et leurs exigences. La première façon de faire de l’apostolat, c’est en étant différente et en l’assumant, sans avoir peur d’aller à contre-courant du monde.


De plus, le fait de comprendre, d'approfondir et de bien vivre notre féminité nous permet d’avoir un impact positif sur le monde qui nous entoure. La différence homme-femme, leur complémentarité, est source d’enrichissement mutuel, que l’on soit mariée ou non. C’est la source du vrai bonheur, de l’épanouissement et de la sainteté puisque cela nous fait tendre vers le Vrai, le Beau et le Bien. La femme a beaucoup à apporter au monde en étant elle-même, en développant ses talents et les dons propres à sa nature de femme. Être véritablement femme va aider les hommes à être véritablement des hommes. Nous devons, par notre attitude, nos paroles et nos vêtements, les aider à être forts, à être courageux, à se donner pour le triomphe du Bien, à être chastes, à être pieux, à être soumis à Dieu, à agir pour le bien commun. Chacun contribue au monde de façon différente : c’est en restant à notre place que nous pourrons faire le plus de bien.




Si vous souhaitez approfondir tous ces sujets, n'hésitez pas à lire mon premier ouvrage, intitulé La féminité, moyen d'apostolat : réflexion sur la décence et la tenue vestimentaire catholique. Vous le trouverez ici. Bonne lecture :-)


Crédit photo : Femme à part.