Phytothérapie et sexualité

Un article un peu spécial pour débuter cette année que je vous souhaite sereine et tournée vers l’essentiel (ou l’Essentiel d’ailleurs).


Quand on m’a donné cette idée d’article je me suis d’abord demandé quel en était l’intérêt et puis je me suis dit que c’était une bonne occasion pour commencer l’année en beauté avec une belle résolution.


Que les célibataires et jeunes filles ne nous quittent pas ici, vous allez voir que finalement cet article s’adresse aussi à vous.


Que dire donc sur la phytothérapie et la sexualité …



A) Petit point sur la sexualité et ses composantes

Ici pas de tabou mais une jolie pudeur pour couvrir ce sujet qui, parfois, peut être particulièrement douloureux. Je vous donne donc tout d’abord différentes définitions de la sexualité et on rentrera, ensuite, dans la vraie vie avec ce que, en tant que conseillère, j’ai pu accompagner.

- La sexualité, telle qu’elle est comprise aujourd’hui, ne se rapporte qu’à l’acte sexuel et au plaisir qu’il apporte.

Mais si l’on creuse un peu plus, la sexualité affecte tous les aspects de la personne humaine, dans l’unité de son corps et de son âme. Elle concerne particulièrement l’affectivité, la capacité d’aimer et de procréer, et, d’une manière plus générale, l’aptitude à nouer des liens de communion avec autrui.

Et c’est sur cette définition-là que je voudrais m’arrêter, elle est tellement plus complète, plus englobante et plus juste à mon sens.


- En effet, dans ma pratique, j’ai pu voir que de nombreux couples étaient en difficulté dans leur propre sexualité, non pas parce que celle-ci n’était pas épanouissante, mais parce qu’ils n’avaient pas la capacité de la rendre épanouissante. Ainsi ces couples qui s’obligent à s’unir pour réussir à concevoir un enfant tant attendu, ces couples dont la fertilité est passée au peigne fin et dont l’homme n’a plus d’érection ou la femme plus de libido à cause de ce stress énorme, tous ont des facteurs qui influent sur leur capacité à avoir une belle sexualité.

Il y a ce stress qui bloque le corps car blesse le cœur, il y a cette fatigue qui diminue terriblement cette capacité à aimer car nous n’en avons plus la force.

Ainsi pour moi la vraie question est que notre sexualité n’est que le reflet de la tranquillité de notre âme et de la vitalité de notre corps.


Je crois avoir déjà expliqué ce mécanisme mais tout se joue ici au niveau des deux systèmes de commande, le sympathique (qui ne l’est finalement pas tant que cela ici) et le parasympathique. Le premier a sauvé nos ancêtres face aux mammouths et nous permet de prendre nos jambes à notre cou tout en arrivant à prendre les bonnes décisions rapidement. (ici ce sont donc les jambes, les poumons et le cerveau qui bénéficient d’un apport majoré d’afflux sanguin). Le système parasympathique, quant à lui, prend le relai une fois notre mammouth semé, nos ancêtres bien installés dans leur grotte. Le sang va aller perfuser notre système digestif, nos organes reproducteurs, le cortisol précédemment utilisé pour gérer le stress fait place aux oestrogène/progestérone.


Bref vous aurez compris que le corps ne peut pas tout faire en même temps et que, s’il gère son stress, il ne pourra aller compter fleurette…



B) La phytothérapie au service de votre équilibre

Logiquement et avec l’expérience que j’ai, je peux donc vous assurer qu’en requinquant la personne d’une façon globale, on obtient de très beaux résultats, d’ailleurs souvent bien plus pérennes que tous types de «pilules bleues » aussi naturelles soient-elles !!


- Il est important de prendre en compte l’aspect psychique, psychologique et émotionnel de la personne.

La nature est extrêmement riche en plantes qui vont soutenir cet aspect-là. On trouve les plantes adaptogènes, qui permettent au corps de mieux supporter le stress : on aura l’éleuthérocoque, le ginseng. Elles sont parfaites pour les pères de famille trop pressurisés.


Pour les mamans épuisées moralement, il ne faut pas négliger un bel apport en Magnésium (formes citrate ou bisglycinate, 350-400 mg par jour).


Il y a les plantes en soutien à la dépression : le millepertuis, la griffonia.


Pour les coups de stress, j’aime conseiller les fleurs de Bach, qui sont toutes douces et travaillent sur le long terme, Rescue est particulièrement adaptée si vous avez l’impression de vous effondrer.


Les Huiles essentielles ne sont pas à négliger pour leur action sur le système limbique, l’orange douce qui est si sécurisante, l’ylang ylang très enivrante, l’épinette noire qui réveille, la marjolaine à coquilles qui recentre. On les utilisera principalement en olfaction.


- Il est primordial de prendre en compte l’aspect physique.

retrouve les plantes adaptogènes comme la Maca, ou l’Ashwagandha qui reboostent l’organisme. Pour les hommes le Tribulus peut aussi être intéressant notamment en cas de difficulté à l’érection. Ces trois plantes sont connues aussi pour leur action sur la qualité des spermatozoïdes. Elles se prennent en cure de plusieurs semaines.


Les plantes reminéralisantes comme l’Ortie, la Prêle. Pour les mamans allaitantes, le Rexo Rubia peut aider à retrouver une bonne forme.


Les plantes tonifiantes comme le bourgeon de Cassis qui relance nos différentes glandes. On pourra facilement en prendre entre 5 à 15 gouttes plutôt en matinée, du lundi au vendredi sur plusieurs semaines.


Une bonne nourriture régulière et riche en bons nutriments est aussi la clé d’une bonne forme, de même que des habitudes de sommeil et de sports régulières. Ce n’est pas à négliger.


- Pour les femmes, il ne faut pas négliger l’aspect hormonal

Deux hormones entrent particulièrement en jeu, les oestrogènes et la testostérone. Eh oui pour une bonne libido il faut suffisamment de testostérone.


oestrogènes sont sécrétés tout au long du cycle, en plus grande quantité lors de la première partie. S’il n’y en a pas assez, la femme risque d’avoir une libido plus basse et des sécheresses vaginales plus importantes : dans ce cas il peut être intéressant d’utiliser certaines plantes comme le Trèfle Rouge, la Sauge ou la Luzerne. (Attention ces plantes ne sont à prendre que si un déficit en oestrogènes est démontré par analyses). Elles seront particulièrement précieuses à la ménopause, période parfois compliquée pour la sexualité du couple.

La Shatavari pourra être très intéressante, car utilisable pendant la grossesse, pour les femmes ayant des problèmes de sécheresses.


La testostérone, quant à elle, va être sécrétée notamment lors d’exercice physique… une bonne raison de se remettre au sport non ? Pour l’homme comme pour la femme la Mucuna peut être intéressante dans ce cas-là.


troisième hormone à ne pas négliger est la TSH, hormone de la thyroïde … si vous vous sentez complètement à plat, sans envie, allez vérifier comment elle se porte. On retrouvera notre cassis et l’ashwagandha s’il faut la soutenir.


C) Phyto et sexualité pour conclure


Le but de ces conseils n’est donc pas de vous rendre (seulement) épanouis au lit mais et surtout de réveiller en vous cette capacité d’aimer et de se donner de la façon la plus complète et la plus belle possible.


Loin de moi l’idée de rendre seulement des rapports plus performants, mais surtout plus épanouissants et comblants. Donc oui soignez-vous, prenez soin l’un de l’autre mais prenez aussi le temps de vous aimer, de vous recevoir sans d’abord chercher la performance. En allant mieux, votre sexualité ira mieux et inversement, c'est un cercle vertueux.


Et pour vous célibataires qui m’avez lue jusqu’ici, vous trouverez dans ces conseils, des idées pour prendre soin de vous, pour être féconds à votre mesure qui doit être aussi pleine et remplie, que celle des couples.


Et puis parfois il faut aller chercher plus loin car ce sont des blessures plus profondes, encore ouvertes qui bloquent l’accès à une sexualité heureuse et dans ce cas rien ne vaut l’accompagnement par une personne formée…


Je vous souhaite une belle année avec comme bonne résolution de chouchouter votre sexualité car elle est l’essence-même de votre être.